Le tour des Charentes

Un cocktail de paysages pour profiter des derniers rayon du soleil, douceur des rives verdoyantes de la Charente, apreté du marais côtier, éclat de la côte océanique, bel alignement des vignes, intimité de la forêt de Haute Saintonge sans compter le chaleureux accueil de tout nos hôtes et hôtesses.

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Journal


14/10/2023

Valmont - Angoulême 

Le temps doux est propice à une balade romantique dans la vieux Angoulême bohème et sur les rives branchées de la Charente

Après 834 km de route, nous sommes bien heureux d’arriver à l’Appart’City d’Angoulême où nous sommes accueillis des plus chaleureusement. L’hôtel a repris les murs d’une ancienne abbaye. Il n’est pas très beau de l’extérieur mais finalement les chambres sont bien équipées. Comme nous sommes fatigués du voyage, nous préférons profiter des plats à réchauffer proposés à la réception.


15/10/2023

 Angoulême - Cognac 62 km

Beau temps mais froid, 5 °C au départ. Heureusement on a l’équipement adéquat. En milieu de matinée, le soleil réchauffe l’atmosphère et nous pouvons nous découvrir. 

Le parcours s’échappe tranquillement  au fil de l'eau. La piste en sablé est très bonne et les abords de la Charente sont bucoliques.

Belle pause à Jarnac, ville natale de François Mitterrand, devant les établissements Courvoisier.

Ensuite la Flow Vélo zigzague entre vignes et rivière jusqu’à Cognac et son patrimoine de vieux chaix et de vieilles distilleries mais aussi d’établissements parfaitement modernisés. En flânant sur les quais de cognac, on imagine facilement les bateaux chargés du célèbre breuvage s’échapper sur la Charente. Repas mémorable à « La distillerie ».


16/10/2023

 Cognac - Saintes 39 km

Par beau temps, nous reprenons la Flow vélo pour une petite étape sur une piste chaotique traversant les prairies alluviales de la Charente. Nous atteignons très tôt l’antique cité gallo-romaine de Saintes, ce qui nous laisse le temps de visiter les vestiges de l’arène romaine et l’arc de Germanicus. 

Notre hôtesse n’est pas présente lorsque nous sonnons à sa porte. Contre mauvaise fortune bon cœur nous attendons son retour du vétérinaire en buvant un Perrier au café le plus proche. Finalement, nous pénétrons dans un vieux logis bien décoré, bien équipé mais vraiment vieux. Repas dans une bonne crêperie conclue par une belle promenade sur les bords de la Charente.


17/10/2023

 Saintes - Marennes 64 km

Petit-déjeuner très amicale avec une colocataire magistrat et notre logeuse française, juive et réserviste de l’armée israélienne attendant avec impatience son rappel à 64 ans.

Nous repartons encore avec un beau temps, le parcours vélo traverse la campagne du pays de Saintonge, un peu à l’écart du fleuve. L’océan commence à se faire sentir. Après Saint-Savinien-sur-Charente, nous mettons le cap au Sud en rejoignant la Vélodyssée déjà parcourue en 2017. Sur une portion de piste dégradée sollicitant beaucoup le matériel, la roue avant de Dominique crève. La réparation n’est pas trop difficile.

En milieu d’après-midi le vent se lève et nous luttons pour rejoindre Marennes à travers le marais sillonné de petits canaux. 

Excellent accueil à l’IBIS style qui nous propose une belle chambre avec vue sur la piscine et qui surtout nous conseil utilement pour laver notre linge dans une laverie automatique très proche. Cerise sur le gâteau, leur restaurant est très bon et nous apprécions un bon repas avec en entrée, bien entendu, des huitres.


Nous retardons notre départ de Marennes pour laisser passer une période de pluie mais le temps reste cependant très venteux. A l’entrée du pont enjambant la Seudre, nous avons la surprise de tomber sur un panneau « interdit au vélo » mais pas d’interdiction pour les piétons, alors nous traversons le pont à pied (1100 m) avec un vent à décorner les bœufs. Le paysage est grandiose.

A la reprise le ciel est dégagé et nous cheminons tranquillement jusqu’à Royan que nous connaissons bien et où nous prenons une pause-café.

Après Royan, l’itinéraire vélo se faufile de chemins en petites routes au relief parfois prononcé avec de belles échappées sur l’océan, ses plages et le balai des carrelets.

Le B&B prévu est à l’écart de la côte, sur la commune de Barzan au lieu-dit Les Perrotin. Notre logeuse, Virginie, nous avait déjà envoyé un message de bienvenue tout en souhaitant une bonne fête à Luc. Le vent est toujours fort et nous sommes heureux d’y arriver. La chambre est simple mais convenable.

Dominique et Virginie échangent un long moment sur la guerre en Israël où notre logeuse a séjourné dernièrement.

Le seul restaurant ouvert est à 1 km, on s’y rend à bicyclette. La pizza n’était pas mauvaise en soi mais beaucoup trop copieuse. Ce fût quand même une belle occasion de rentrer de nuit en pleine campagne à la lueur de nos lampes.


19/10/2023

Marennes - Barzan (Les Perrotins) - Blaye 70 km

Ce matin-là le ciel est couvert avec beaucoup de vent mais pas de pluie. Pour rejoindre le bord de Gironde nous empruntons des petites routes vallonnées, avec en particulier une côte à 14 % mais que nous descendons, tous freins serrés. Sur le littoral, place aux grandes étendues de marais bordées par les collines où dominent vignobles et cultures. Nous circulons sur une piste de petit port en petit port disposés au fond d’un chenal, qui nous incitent à la pause comme à Maubert, superbe pause-café et au Vitrezay, pause-midi improvisée avec nos réserves car le restaurant local ne souhaitait pas vendre des sandwichs et nous ne voulions pas nous arrêter longtemps afin d’éviter la pluie annoncée pour dans la soirée.

 

Petit port de La Grange d’Allouet
Petit port de La Grange d’Allouet

Au port de Vitrezay, on quitte la Charente-Maritime pour poursuivre en Gironde toujours avec un fort vent contraire sur une petite route jusqu’à la citadelle de Blaye construite par Vauban. On arrive avant la pluie chez un esthète qui a magnifiquement décoré sa maison avec toutefois l’aide de son fils employé chez Hermès. De plus il est très courtois en se proposant de laver notre linge pour le lendemain.


20/10/2023

Blaye - Bordeaux 51 km

Cette fois-ci le mauvais temps est bien installé, notre petit-déjeuner dans un cadre somptueux est vite oublié. Nous allons jusqu’à l’embarcadère du bac qui traverse l'estuaire dans des bourrasque de vent et de pluie. La traversée de Blaye à Lamarque nous offre 45 minutes de répit avant de replonger dans les intempéries. A l’arrivée du bac, nous nous réfugions dans le café du port pour attendre l’accalmie prévue dans l’heure  suivante.

 

Dès que la pluie cesse nous partons pour la gare de Moulis-Listrac avec l’intention de prendre le bus jusqu’à Bordeaux. Malheureusement celui-ci ne peut pas prendre nos vélos. Nous nous résignons d’atteindre Bordeaux par nos propres moyens.

 

Après avoir encore laissé passer une période de forte de pluie, nous nous mettons en route vers midi alors que soleil pointe son nez. Nous allons traverser tout le Médoc avec des périodes de pluie et de soleil sur des petites routes très peu fréquentées. Comme nous sommes bien équipés, circuler sous la pluie n’est pas trop pénible mais pas question de faire du tourisme et même de faire une pause-déjeuner. A proximité de Bordeaux le temps est calme et ensoleillé. Une piste cyclable nous amène en douceur au cœur de la ville. Nous finissons l’étape sur les quais majestueux de la Garonne.

L’ibis est étriqué mais il est bien suffisant pour sécher tous nos vêtements sur un fil à linge improvisé. Le repas y est frugal, mais les serveuses sont sympathiques.

Petite balade jusqu’à la Garonne pour voir Bordeaux de nuit avant une bonne nuit de récupération.


21/10/2023

Bordeaux - Libourne 62 km

La tempête a bien du mal à s’en aller. Nous sommes obligés d’attendre une éclaircie pour quitter l’hôtel. Finalement nous partons avec un temps calme sur une belle piste agréable le long de la Garonne.

Après une dizaine de kilomètres, nous quittons le fleuve pour « monter » avec le vent dans le dos et quelques averses jusqu’à Créon, où nous faisons une super pause-déjeuner bien à l’abri sous les arcades de la place centrale.

 

Depuis Créon, après le passage spectaculaire du tunnel d’Espiet nous redescendons sur la Dordogne avec toujours un temps calme mais aussi quelques averses puissantes.

 

 

Nous circulons agréablement un moment le long de la rivière avant d’attaquer la rude montée pour atteindre Saint Emilion. Prendre une photo du splendide paysage avec le soleil sous un ciel chargé est un bon prétexte pour finir cette côte à pied.

Bien en tendu au cœur de la cité nous dégustons un verre de vin du cru. Ce fût une grosse déception

 

Comblés par la beauté du site à défaut de l’avoir été par la qualité du vin, nous nous laissons glisser jusqu’à Libourne ancien port fluvial à la confluence de l’Isle et de la Dordogne.

 

Après avoir installé au Mercure nos vêtements mouillés sur une fil à linge, nous sommes partis à la découverte des quais de l’Isle et de la place centrale qui a conservé de beaux édifices.

Le diner dans un Logis de France fût d’une qualité peu coutumière avec des bons vins.


21/10/2023

Libourne -Le Tâtre 68 km

Départ au sec en quittant Libourne, petite route paisible dans la plaine au cœur du vignoble de Pomerol.

A partir de Guitres, la Scandibérique quitte le Bordelais et pénètre dans la Haute-Saintonge et plus particulièrement la Saintonge boisée, vaste plateau forestier où se succèdent petites collines et vallons qui nous sollicitent notablement.

Apprès Clérac, nous reprenons une voie verte aménagée dans un écrin de verdure, sur une ancienne voie de chemin de fer au profil bien régulier. Ce serait un bonheur, si la tempête n’avait pas recouvert totalement la piste de feuilles, de branches et parfois d’un tapis compact de châtaignes, de glands ou de noix.

 

Notre maison d’hôte est tenue par un vieil anglais très aimable mais parlant très peu. Il nous a préparé un repas mémorable avec une soupe de légume parfumée et un délicieux ragoût de poulet aux champignons.


22/10/2023

Le Tâtre - Angoulême 59 km 

Nous reprenons la piste du chemin de fer sous la pluie et avec une voie toujours aussi encombrée de débris végétaux. Peu après notre départ, la roue arrière de Dominique crève. Comme il pleut beaucoup, on regonfle le pneu plusieurs fois dans l’espoir de trouver un abri pour réparer. Finalement, se présente une ancienne lampisterie, destinée dans le passé au rangement du matériel d’éclairage et de signalisation du chemin de fer, qui nous permet un changement de chambre à air confortable.

La pluie s’arrête en fin de matinée et nous pouvons faire une bonne pause et un repas correct dans une boulangerie de Barbezieux.

 

On reprend de petites routes pour rejoindre la vallée de la Charente. Dans la côte séparant la vallée du Né (affluant de la Charente) et celle de la Charente, la roue arrière de Dominique crève à nouveau. Cette fois-ci, pas de chambre à air de secours et une rustine est posée à l’ancienne. Avec un temps favorable tout se passe bien et nous pouvons redescendre sur les bords de la Charente qui n’ont rien perdu de leurs charmes et qui nous conduisent sans encombre jusqu’à Angoulême où nous retrouvons l’accueil chaleureux de l‘Appart’City et ses bocaux repas